11 nov 2013

Publié par dans Avant / Après, Carré châtain, Carré Droit, Carré Long | 27 commentaires

Eléonore : Couper ses cheveux relève (parfois) de la psychologie

Cet article est probablement un des plus difficile que j’ai eu l’occasion d’écrire.

Comment vous faire comprendre en quelques lignes ce qu’Eléonore m’a partagé pendant plusieurs mois, sans non plus exposer publiquement des pensées intimes et complexes.

 

Je vais tenter de rester concis :

Dans son enfance, Eléonore a eu les cheveux coupés courts à de multiples reprises par sa maman. Un acte qui relevait presque du rituel, et qu’elle a subit plusieurs années sans pouvoir protester ou donner son avis.

En grandissant, ce souvenir, qu’on pourrait presque apparenter à une mutilation, a évolué sans son esprit, créant un subtil mélange entre l’envie d’avoir les cheveux longs et celui de les couper. Une torture permanente saupoudrée de peur, de complexes et de besoins.

Eléonore a ensuite eu les cheveux longs, voir même très longs (au niveau des fesses) pendant plusieurs années. Mais elle avait parallèlement une envie brulante de les couper, et de voir de longues mèches tomber sur le sol…  Une vision hypnotisante mais qui la terrifiait tellement qu’elle a eu un jour l’idée d’utiliser ses ciseaux pour couper une perruque, assouvissant ainsi son envie, sans toucher à sa longue chevelure.

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Dernièrement, ses cheveux étaient tellement abimés qu’elle a bien du se résoudre à passer réellement à l’acte ! Ayant trop peur de confier ses cheveux a une tierce personne, elle a décidé de les couper elle même, devant son miroir, ce qui lui a prit plus de 2H (et quelques coupures aux doigts).

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Même si le résultat peut paraitre simple aux yeux de certains, il faut comprendre que dans certains cas, la chevelure a un véritable rôle psychologique et que couper peut être émotionnellement très complexe.

La grosse question qu’on se pose désormais est simple : Que va faire maintenant Eléonore ? Continuer de couper ou laisser pousser à nouveau ?

Que lui conseilleriez vous ?

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  1. Les deux lui vont bien ! Beau résultat bravo pour la coupe !

  2. Moi aussi j’avais peur de couper mes cheveux, sans raison particulière toutefois.
    Je l’ai fait et je ne regrette absolument pas ! J’imagine meme plus les avoir longs a nouveau lol.

    ca te va bien comme ca !

    sophie

    • Merci ! Je pense déjà à leur repousse à vrai dire, les cheveux courts c’est très dur à entretenir je trouve car les miens sont plutôt rebelles si je ne leur fait rien :/

  3. J’ai eu le même traumatisme pendant toute mon enfance…. Aujourd’hui c’est encore un dilemme pour moi malgré que je sois un homme… Je comprends donc que le choix soit si difficile . En tous cas bravo…. Très jolie pour une première . Il faut faire au gré de vos envies et ne pas essayer de résister à l’appel des ciseaux qui attendent bien sagement devant le miroir de la salle de bain.

    • Et du coup tu as les cheveux longs ?
      Je suppose que tu es autant que moi fasciné par les carrés.
      Pour les ciseaux, je les ai planqués sinon je coupais tout le temps la semaine dernière, je suis une éternelle insatisfaite !

  4. Just Bobbing Along a dit :

    Bravo a Eléonore et a Wombat pour cette histoire. Eléonore, vous n’etes pas seule. A mon avis pas mal des lecteurs et lectrices de Passion Carre ont soufferts pendant leurs enfances des coupes brutales aux mains de leurs parents. Mais regardez les photos…vous pouvez desormais revivre tout ca non pas en humiliation mais en triomphe. A vous de choisir….

    • oui, c’est justement dit, ce n’est pas seulement une question de long ou court mais d’humiliation et de triomphe. J’ai toujours su qu’il fallait que je passe à l’acte pour faire la paix avec moi même et en ressortir triomphante :)

  5. bravo pour votre courage !vous avez bien fait de les coupés cela vous met bien plus en valeur !

    • merci, c’est ce que les gens m’ont souvent dit quand ils étaient longs. Je suis une très grande admiratrice des carrés, plongeants, asymétriques et/ou avec des undercuts mais je pense que je préfère les admirer voire les réaliser que les porter en fait

  6. Il me semble tout à fait normal de garder de son enfance une forme de traumatisme lié au fait de se faire couper les cheveux. Ceux-ci ne sont pas qu’une simple excroissance, ils sont le seul élément réellement modulable de notre corps, mais partie intégrante de celui-ci, et se faire couper les cheveux ainsi quand on est enfant, c’est bien quelque chose qui touche directement au corps (on sent bien le peigne, les ciseaux, les gestes du coiffeur) alors qu’on ne l’a pas voulu, d’où le fait qu’on puisse le vivre comme une mutilation. Cela touche aussi grandement à l’image, que la coiffure peut modifier radicalement, et par conséquent à la personne même : en étant forcé, enfant, de se faire couper les cheveux, on est forcé d’accepter le reflet dans le miroir qui fait face, d’accepter une image qu’on a pas voulue mais qu’autrui a décidé pour soi. On devient comme le jouet de la volonté de ses parents, du coiffeur. Cette forme de dépossession de soi, dont on ne garde pas nécessairement un souvenir entièrement mauvais, puisqu’on cherche en partie à le revivre, marque à coup sûr.
    Mais devenu adulte, personne ne décide pour soi et on est maître de son corps et de son image. Il n’y a pas de raison d’avoir peur de se couper les cheveux. Même, puisqu’ils sont le seul élément modulable de notre corps, il est dommage de ne pas en profiter si on en a l’envie. C’est une grande banalité, mais il faut toujours se rappeler que les cheveux repoussent, et que tout changement est réversible.
    Personnellement, je trouve que votre carré long vous va très bien, mieux que les cheveux longs. Mais si, comme la lecture de cet article me laisse le croire, vous avez l’envie brûlante de continuer à les couper, je ne vois pas bien ce qui devrait vous retenir. Je dis ça sans flatterie et sans arrière-pensée, mais vous êtes jolie à la base, vous avez de beaux yeux et des traits fins : par conséquent, à mon avis, telle ou telle coupe de cheveux pourrait éventuellement faire mieux ressortir votre beauté, mais certainement pas vous enlaidir. Le plus grand risque à vous couper les cheveux plus courts serait que cela ne vous plaise pas à vous-même, sur le moment. Ce qui n’est pas rien, j’en conviens, mais l’on s’habitue vite et notre perception s’améliore dès lors que cela repousse un peu; pour peu qu’on fasse preuve d’un peu d’indulgence envers soi et qu’on accepte de se voir moins laid qu’on le pense en général, c’est un moindre mal. Et ce n’est qu’un risque, une possibilité.
    Je pense que si vous avez vraiment envie de continuer à couper, il ne faut pas hésiter. C’est le regret, pour pas grand chose, qui risque de devenir une souffrance, et peut-être pour mettre un terme à ce sentiment mutilant associé à la coupe des cheveux venu de l’enfance faut-il s’approprier ce changement d’apparence et en faire une décision propre…
    Mais ce n’est que mon humble avis de quidam.

    • Je suis très touchée par votre message.
      Peut être que je me trompe mais j’ai le sentiment que vous me comprenez si bien parce que nous avons vécu certaines situations de la même façon dans l’enfance.
      S’approprier son image ce n’est vraiment pas facile, mon rêve de petite fille est d’avoir des cheveux très longs et je ne me sens bien que si je les ai longs, peut être que ce n’est qu’une croyance, que cette plaie ne se refermera jamais. Je ne sais pas trop encore comment je vis la situation, si c’est une réelle réappropriation de mon image ou pas.
      Par rapport à ce que vous disiez à un moment donné sur la coupe, c’est plus à l’inverse : sur le moment je suis contente et après je regrette.
      Ca fait 15 jours déjà que je les ai coupés et je ne les ai détachés en public qu’une seule fois, je ne suis pas tout à fait prête à recevoir les commentaires de gens proches qui ne savent pas mon histoire. En y allant doucement, petit à petit j’observe les gens qui le remarquent, ceux qui disent quelque chose, ceux qui ne voient rien, ceux qui veulent voir (pour me complimenter mais qui insistent un peu trop ;)). J’ai peur d’avoir trop de réactions positives, honnêtement.
      Car son image c’est à la foi la sienne et celle que nous renvoient les autres. Je sais pertinemment que les compliments sont et seront sincères, ils me touchent en tant qu’artiste, j’aime couper les cheveux, je voulais en faire mon métier, mais bizarrement ça me renvoi aussi sur un sentiment que je suis moins bien avec les cheveux longs et c’est ça qui me fait le plus peur. C’est ce que ma mère me renvoyait lorsque j’étais petite. C’est vrai, en fait, je m’en rends compte en l’écrivant, que mis à part lorsque l’on a une chevelure exceptionnelle on a rarement de compliment sur ses cheveux tandis qu’en les coupant et particulièrement avec des carrés originaux il y a toujours plus de réactions. C’est probablement ce qui me ferait prendre goût aux coupes courtes : que les personnes de mon entourage fassent des remarques et y devenir accroc. Je ne sais pas si ça remplacerait mon désir d’avoir une chevelure exceptionnelle, je ne pense pas.
      J’ai une amie qui m’avait demandé de lui couper les cheveux, elle me laissait carte blanche mais ça ne s’est pas fait finalement, peut être la prochaine fois, il y a quelque chose de fantastique lorsque tu crées un style à quelqu’un et que tu es content de toi, faire sentir à la personne qu’elle possède une œuvre, quelque chose qui la rend unique, c’est magique ! Réaliser tout ce que je voudrais sur moi-même, hmmm, je pense que je n’aurais pas l’affirmation suffisante, j’y ai pensé, la seule exception serait de partir vivre dans une ville où je ne connais personne et me reconstruire entièrement, pour le moment je recolle les morceaux (en en coupant) et j’avance ;)

  7. très beau résultat pour voir que tu l’as fait toute seule
    le court te va mieux je trouve, personnellement, moi je te conseillerais de couper d’avantage petit à petit

  8. Je pense qu’écrire quelques lignes sur son histoire est déjà un début de réparation et de réappropriation de son image réel et non de la pensé magique . Comme si se couper les cheveux ou changer de ville pour pouvoir le faire correspondait à une réalité. Nous avons souffert étant gamin c’est cat et a l’époque la pensé magique c’était …. Je pense très fort être ailleurs et ça ça marcher. Je ne serai plus dans le fauteuil de cette horrible coiffeuse et je serai sur une plage ensoleillée. Voici une pense magique d’enfant… Mais en étant adulte en écrivant son histoire ou en discutant avec les uns et les autres on se soigne. En montrant sa photo sur ce forum de passionnés on se montre a beaucoup plus de monde que dans sa petite ville, dans son petit cercle d’amis. Le vrai courage pour toi comme pour nous c’est de prendre les ciseaux, pour d’autres c’est une tondeuse…. De s’enfermer dans sa salle de bain et de se poser la question. Alors je coupe 1 centimètre ou je ne laisse qu’un centimètre ? Et être seul a répondre a cette question. Avoir le souffle coupé au premier ‘snip´ des ciseaux. Se dire merde a quoi je vais ressembler et trembler autant de peur que de désir . Si ça c’est pas courageux !!!! Il faut partager ce genre de moment avec des personnes de confiance en faire des jeux et même des défits. Moi je te trouve superbe et tes courageuse. Tu n’en ai qu’au début de ta réflexion et ton désir/plaisir ça évoluer par moment et par régresser au d’autre moment c’est notre histoire a tous..mais tu es courageuse et tu ira la ou tu le souhaitera . Bravo….

  9. Pour répondre à ta question : oui j’adore les carrés … D’ailleurs la coiffeuse qui m’a tant traumatisé avec sa tondeuse à main à l’époque était une fort jolie femme qui portait un carré assez strict. J’ai eu la chance en étant gamin d’assister a sa propre coupe par une des coiffeuse du salon (elle était la patronne ) . J’ai été faciné de la voir dans se fauteuil coincée dans sa blouse. Elle semblait aussi impuissante que moi a la même place. Un peu à la merci et a la bonne volonté de celle qui avec un peu de sadisme et beaucoup de passion tranchait dans la masse. J’ai aussi des souvenirs d’odeurs de laque et produit permanente avant de me voir dans la glace tondu comme un mouton avec les commentaires de « Maryse » la patronne qui disait « tu va ressembler a un vrai petit garçon comme ça… Sèche tes larmes…ça sert a rien de pleurer pour ça… » Ou encore « c’est ta mère qui a demandé de te couper le plus court possible » alors Eléonore le jour ou j’arriverai à entrer dans un salon et dire a la coiffeuse que j’aurai choisi pendant des heures en passant et repassant devant la vitrine « vous avez une tondeuse.?alors la boule a z et que ça saute » et bien moi aussi j’aurai sauté le pas.

    • C’est ça, exactement ça, tous ces souvenirs captés par tous nos sens, qui restent gravés à jamais.

      J’ai connu un homme qui avait franchi le cap, il avait un vécu similaire au tien, il avait rencontré une dame bourgeoise qui avait organisé une soirée un peu spéciale : il y avait coupé les cheveux d’une fille et en échange dû se faire tondre à zéro. Par la suite il avait noué une relation brièvement avec la fille dont il avait coupé les cheveux. Même si cette expérience a été un peu louffoque, les dernières nouvelles que j’ai eues de lui me laissaient à croire qu’il avait réellement trouvé un équilibre dans sa vie. C’est une histoire tirée par les cheveux qui est pleine de sens. Toi tu auras besoin de choisir ton salon, la coiffeuse, imaginer la situation avec tes yeux d’adulte pour la vivre avec ton ressenti d’enfant.
      Je ne te conseille pas de tenter quoi que ce soit ni ne t’y encourage c’est un tout et si un jour tu sais que c’est le moment, le bon, en fait celui où tu sais que tu fais n’importe quoi mais qu’au fond tu as déjà commencé à te reconstruire, à tourner la page, faire un pied de nez à tout ça et vivre plus sereinement alors il ne faut pas avoir peur.
      Moi, ça fait a peu près 10 ans que je voulais tenter l’expérience, plusieurs fois j’ai hésité, j’étais à 2 doigts de fermer les lames mais rien ne se passait, j’étais trop pétrifiée, ce n’était pas le bon moment. Sur la première photo c’est la tête que je faisais à ce moment là. Mon ex petit ami m’avait déjà coupé 10cm quelques jours auparavant. J’étais pétrifiée, mais déjà décidée. Personnellement je serais triste que tu coupes tes cheveux si tu les aimes même si nous ne nous connaissons pas, tout comme je suis triste d’avoir coupé les miens, en fait, ce qui est magique c’est de se dire qu’ils repousseront que mieux, c’est un renouveau total, un nouveau départ. Ou peut être que je les recouperai, je ne sais pas, mais c’est une nouvelle aventure ! :)

  10. Pour répondre à l’autre question . Non je n’ai plus les cheveux longs et c’est ma compagne qui s’en occupe. Elle connaît mon histoire et participe à mon »fantasme » ou « peur bleue » de ce qui est une partie de moi pour toujours. Mon amusement est de voir la tête des autres quand pendant quelques semaines ou mois je laisse pousser et que ma chère et tendre prends le temps de partager ce doux moment avec moi. Elle se transforme alors parfois en « Maryse » et nous partageons ensemble ce moment intense. Le regard des autres on s’en fou depuis que l’an passé avant de partir en vacance elle a voulu me couper les cheveux. Elle m’a alors dit avec humour « qu’est ce qu’on vous fait monsieur » ma réponse a été il me semble sortie de la bouche sans que je n’arrive a retenir ma bouche « ma mère a demandé la boule a a madame »…. C’est la gorge serré mais sans un réel plaisir que j’ai vu des mèches tomber par paquet sur la blouse. Je n’ai eu aucun regret et suis presque prêt à recommencer

    • Je n’avais pas lu ton second message, je suis vraiment contente pour toi que tu puisses partager ça avec ta compagne, ce n’est pas évident de trouver la personne, celle qui comprend et sait en jouer. C’est tellement dur de partager ce vécu qu’on a toujours surmonté seul et le partager est un plaisir immense ! Je te souhaite vraiment que cette complicité continue d’être épanouissante !

  11. Hello! Effectivement comme tout le monde bravo à toi! Quel courage d’abord mais quel talent aussi!
    Tu es jolie quoiqu’il arrive et comme bcp l’ont déjà dis l’important est d’assumer ses envies et ses « pulsions »… cette sensation, comparable à une libération sans doute valait sans doute ce sacrifice non..?
    On pourrait comparer ça à un exorcisme de tes peurs ou de tes désirs selon si on voit le côté positif ou négatif de la chose…
    Moi même je n’aimais pas trop le coiffeur étant jeune et je crois que cette période a également laissé sa trace. Je suis devenu par la suite accroc aux coupes de cheveux mais avec l’idée que ce serait moi qui leur couperait… Peut être une sorte de vengeance inconsciente qui sait… Mais en même tps un réel plaisir comme tu le décris toi aussi de créer et de donner un style à celle que je coiffe! De lui procurer du plaisir à elle aussi en quelque sorte…
    Moi G gardé les cheveux mi-longs maintenant en fait… sans doute que plus tard je couperai aussi mais je me sens plus à l’aise en coupant les chevelures de celles qui acceptent mes services pour l’instant… Je ne suis pas coiffeur de métier mais une amie coiffeuse m’a donné des cours et je pratique régulièrement maintenant…
    En tout cas encore merci à toi de ce témoignage et quoi que tu fasses tu auras, je crois, le soutien de tous ici!
    Juste pour finir as tu déjà eu envie malgré tout de prendre une tondeuse et de tout couper un jour…?
    Biz

    • Merci beaucoup je suis très touchée de tes compliments, encouragements et de tes confidences :)

      Tu as de la chance d’avoir rencontré cette amie et que tu puisses partager à présent cette passion ! Je pense que si tu as les cheveux mi-longs c’est ta façon d’être plus en harmonie avec toi-même et c’est le plus important, de se comprendre, et à partir de là, pouvoir t’ouvrir et partager avec les filles tes envies en toute simplicité.

      Pour ce qui est de la tondeuse, je n’ai jamais été très attirée ça car c’est un instrument que je n’avais pas dans mon enfance et avec lequel je n’ai pas eu de problème (en revanche les ciseaux me font toujours peur), ce qui m’a surtout marquée ce sont les carrés. Ma mère en avait « raté » un lorsque j’avais 5 ans, c’est ce qui m’a le plus traumatisée je pense, elle avait coupé assez court, un peu à la Amélie Poulain et avait du couper très courts mes cheveux au niveau de la nuque. J’ai depuis beaucoup d’admiration pour les carrés plongeants avec des undercuts. La nuque est un endroit qui est devenu magique pour moi. Et là, petit à petit avec l’âge et internet j’ai commencé à aimer les tondeuses mais que pour réaliser des undercuts, jamais tout, j’aime trop cette tension qu’il y a entre les cheveux (plus ou moins) longs et les cheveux très courts. J’ai fait une folie un jour de tout plaquer pour me lancer dans un CAP coiffure, ce n’était pas si fou que ça, mais ce n’était pas ma vocation, ça a éveillé trop de sentiments enfouis et le fait de toucher des inconnus me dérangeait trop donc je n’ai pas pu continuer. Du coup, parmi le matériel que j’avais du acheter il y avait une tondeuse et à l’époque je m’étais fait une undercut toute seule, j’avais beaucoup aimé comme sensation. Mon copain de l’époque a voulu que je le refasse mais je n’ai pas eu à nouveau envie, je ne saurais pas trop l’expliquer.

      Je suis extrêmement touchée du soutien que j’ai ici, de toutes ces personnes qui comprennent mon univers avec lequel je mets du temps à faire la paix et où tous à notre façon nous retrouvons autour de cette passion, hommes et femmes confondus (surtout les filles, vous êtes un mystère pour moi sur ce sujet même si j’en suis une aussi), c’est génial !

      Aurélien, merci pour ton message, je suis contente de te connaître !
      Biz

      • Merci à toi aussi de m’avoir lu et répondu! Je suis ravi de pouvoir enfin connaître une fille qui assume Et partage un peu l’excitation, la peur ou le plaisir qu’on peut ressentir juste avec une coupe de cheveux..! C tellement rare! Je serai heureux de pouvoir te parler davantage… Je te donne mon mail Asse.44@hotmail.fr si tu veut… Sinon moi aussi j’adore les undercuts! Et la nuque est également pour moi une zone fantastique pleine de sensualité, d’érotisme… Quel plaisir de passer sa main sur une nuque fraîchement tondue… De petits picotements dans un sens Et cette douceur dans l’autre… Hum… Je ne saurai décrire ce que Je ressens réellement..! Quand à la tension dont tu parles entre les longues mèches d’un carré Et la partie rasée de l’undercut Je te rejoins complètement… Quel plaisir visuellement! Ce contraste magnifique Et ce tiraillement de se dire Pkoi ne pas tout raser Mais en même tps l’hésitation de le faire… Et toi aimerais refaire un undercut avec ton joli carré…? Te sentirais tu prête à sacrifier à nouveau cette partie si sensible pour toi? Et redécouvrir la tondeuse qui t’avait tant plu..? Bisous!

  12. Je te souhaite aussi le meilleur et je suis sur qu’à deux c’est plus facile. Il fait que tu trouve la personne qui te comprend enfin. Cette personne devra prendre en compte ta souffrance passée et tes envies a venir … Tes angoisses comme tes passages à l’acte refoulées …ta parole qui exige de ne pas couper plus d’un centimètre et ton envie de dire taille moi bien court ! Hé oui nous sommes dans des tortures d’esprit alors qu’il est si simple de s’assoir dans un salon et de dire « faites moi un carré bien court… Ah oui vous pouvez tondre la nuque bien ras « . Ce qui est sur c’est que c’est dans ta tête car tu es vraiment jolie et tu peux te permettre des délires et des plaisirs.
    Bises ma grande

    • Ouai, en fait, il y a deux situations, celle où dans un salon la personne exécute et ne sait rien de toi, et du coup on subit, et celle en couple où on peut partager et d’une certaine façon maîtriser ce que l’autre va faire.
      J’avais réussi à créer cette complicité avec mon ex copain (avec qui nous continuons de partager beaucoup de choses). Mais il ne peut pas être totalement dans ma tête, savoir si c’est le bon moment pour vraiment couper ou pas. Il a pu en jouer psychologiquement et ça c’était extra. Par contre ce qui est fun c’est que lorsqu’il se retrouvait avec des ciseaux en main, il savait au fond de lui que j’étais une petite fille blessée qui ne rêvait que de cheveux longs, et il n’arrivait pas à les couper, sauf la dernière fois un peu plus (10 cm), c’est ce qui m’a aidée à franchir le cap et de me faire un carré, j’avais réussi à le persuader que j’étais vraiment prête. Par contre il les avait coupé à la longueur qu’on voit sur la première photo qui reste encore assez long, et quand il a eu fini de couper, tout tremblant, et que je lui ai demandé de couper encore, il a posé les ciseaux et m’a dit qu’il ne pouvait pas, que si je le voulais vraiment c’était à moi de le faire. C’était juste parfait.
      Un coiffeur, d’ailleurs je ne suis jamais allée chez le coiffeur, tu peux pas créer une telle complicité, c’est trop complexe, et puis il y a un truc qui me dérange, c’est qu’à la fin si t’es triste (et forcément je sais que ça me rend triste de couper mes cheveux) tu lui en veux, c’est la faute d’une tierce personne qui a coupé. Enfin, c’est un peu confus dans ma tête, mais tu vois, le fait de les avoir coupé moi-même ça me rend responsable de ce que j’ai fait, maintenant ils sont coupés et ce n’est que ma faute à moi toute seule, c’est là que je sors de la spirale infernale de subir l’oppression imposée. Après… c’est toujours très tentant bien sûr ! :)

  13. Ton carré Bcbg est tes sympa et avec ton minois je serai tenté secte dire de faire un carré légèrement plongeant. Le plus dur étant de « tailler » il faut que tu te fasse a l’idée que ta coupe ne sera plus aussi longue qu’avant. Tu coupera très régulièrement puis un jour tu inclinera légèrement vers l’arrière jusqu’à obtenir un carré qui ravira tous ceux qui te regarderont . Tu souhaite avoir un coatch qui comprend tes angoisses comme tes envies ?

    • Ben il est plongeant mon carré, non ?
      J’ai coupé plus court derrière mais ça ne se voit pas trop finalement car j’ai galéré, sur soi c’est pas évident.

      Bon, je t’explique la technique, tout est une histoire d’angles, et il faut trouver un juste milieu entre tailler dans la masse (ce que faisait ma mère exclusivement, crac voilà c’est court) et considérer chaque cheveux au cas par cas avec respect ^^

      En fait il y a plusieurs zones à séparer, celle de la nuque, celle sur les cotés et celle du « plateau » qui correspond aux cheveux du dessus à partir de l’endroit où le crane change d’angle entre le dessus et l’arrière.

      En fait, pour chaque zone tu ne peux pas couper de la même façon. Donc d’abord la nuque, j’ai défini la longueur à laquelle j’allais couper avec une mèche au milieu, puis j’ai coupé en partant du milieu et en allant vers l’extérieur en ayant donc toujours le bout des ciseaux vers la direction vers laquelle je voulais faire plonger le carré. Derrière, à ce stade là ce n’est pas évident d’avoir une vision d’ensemble surtout quand on n’a pas énormément de miroirs. Ensuite j’ai pris (je résume) les mèches des cotés, c’est avec celles-ci que je vais vraiment donner l’angle de plongement du carré parce que visuellement tu vois ce que ça va donner par rapport au visage. Toujours couper de l’arrière vers l’avant (contorsion bonjour, parce que même si je suis ambidextre, mes ciseaux sont faits pour droitiers et avec la main gauche ça ne coupe pas). Là, il ne faut pas trop tirer sur les mèches et couper net, c’est à dire, que j’ai relâché la tension (celle de tenir la mèche que j’étais en train de couper) au fur et à mesure que j’allais vers l’avant, ce qui permet d’augmenter l’angle aussi par rapport à celui prévu au départ. Il ne faut pas couper tous les cheveux de la zone d’un coup, en fait, au niveau des racines j’ai pris des petites mèches graduellement, horizontalement au-dessus de mes oreilles et en ajoutant des mèches du dessus au fur et à mesure. l’angle défini au début est donc, en relâchant la pression sur la mèche tenue, augmenté selon le trajet des ciseaux donc de l’arrière vers le bas à l’avant et parallèlement à l’angle.
      voilà, après, j’ai pris la partie du dessus et j’ai fait pareil mais en augmentait encore plus l’angle et le contraste entre la pression de tenir la mèche au début et la lâcher vers l’avant.
      Je ne sais pas si c’est une vraie technique, c’est celle que je me suis trouvée en auto-didacte, c’est comme ça que je ressentais le carré plongeant.
      Par contre j’ai repris derrière parce que je trouvais que ça faisait trop droit donc cette fois je me suis un peu plus pris la tête car je ne voulais pas perdre l’angle que j’avais créé devant et couper plus devant mais augmenter derrière car c’était encore à l’état de concept.
      Donc, j’ai recommencé avec cette zone mais cette fois en ayant celle du plateau qui m’indiquait l’angle, j’ai coupé à nouveau à une certaine hauteur et ait fait glisser les lames toujours du milieu à l’arrière vers l’avant dans le sens de l’angle. J’ai donc cassé un peu plus la presque linéarité du départ mais c’était encore très droit, la forme de V étant en fait assez serrée car j’avais peur de devoir recouper devant car je commençais à paniquer un peu.
      Finalement, j’ai repris la coupe quelques jours plus tard, à l’arrière. Je savais qu’il fallait que je crée un angle vertical cette fois mais je ne savais pas, sur moi même comment le faire. Je me suis pris la tête avec des barrettes pinçantes plates et longues et qui tiennent bien mais je n’arrivais pas à couper, je ne sentais pas ce que je faisais avec ces barrettes. J’ai tout simplement pris un caoutchouc qui m’a servi de guide et avec lequel j’ai pu donner un angle plus vertical, et après avec les doigts en les mettant pour séparer les mèches verticalement j’ai vérifié qu’il y avait bien une dynamique dans le sens de l’angle arrière-avant qui suivait dans une bonne continuité.
      Je coupe toujours sur cheveux secs aussi, c’est très important pour moi pour me rendre compte de la dynamique finale.
      Voilà, désolée c’était un peu long.
      Sinon ma mère elle elle me les coupait mouillés, elle prenait tous les cheveux et coupait d’un coup en partant de ma droite vers ma gauche, j’avais toujours un coté plus court que l’autre et après elle recommençait à couper pour égaliser pendant des minutes qui duraient une éternité et ont grandement contribué à me traumatiser ^^
      Voilou voilou

  14. De très bonnes explications . Moi qui pratique un peu ce genre de coupe c’est exactement ça qu’il faut faire. Par ´´coucheś´ de manière à créer du volume. Plus facile pour moi car je débute de l’arrière au milieu et je vais vers la droite puis la gauche. Je détermine alors exactement la longueur et maîtrise ainsi la coupe. Mon choix est de toujours couper sur cheveux humides. Plusieurs peignes et ciseaux de qualité… Moi aussi suis autodidacte, mes coupes dures plus longtemps que chez un pro car je vérifie toujours plusieurs fois pour ne pas décevoir . Je finalise toujours ma coupe au séchoir car je considère qu’une coupe est terminée quand le modèle pouvait si elle le décidait sortir au resto ou en boîte de nuit. Je suis armé alors de différentes brosses et d’un sèche cheveux ionique pro qui évite les cheveux fous. Je termine par une touche de spray si la personne me donne l’autorisation. J’aime beaucoup l’odeur des cheveux fraîchement laves venant d’être séchés . Le bonheur de voir la personne valorisée et bien dans ses pompes quoi .
    Bises
    Ps:!mais oui ton carré est plongeant… Il est aussi tes bien réalisé

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